Mercredi 30 janvier 2008

Duel au sommet pour cette 22ème journée du championnat de France de ligue 2 : le FC Nantes reçoit le club doyen Le Havre. Pour l’occasion, la tribune loire organisait le flag day, ou journée des drapeaux, c’est rigolo, joli et convivial quand c’est avant le match, ça l’est beaucoup moins quand un abruti a décidé d’agiter son drapeau devant vous pendant ledit match. On a beau se répéter que c’est un supporter, qu’il encourage son équipe, on n’en a pas moins envie de lui introduire son étendard dans le fondement. D’après des statistiques officielles, ce genre de type commence à recevoir des programmes de matches sur la gueule après 2 minutes et se fait frapper en moyenne après 5 minutes d’agitation continue de l’emblème. En général se simples menaces appuyées du type le plus costaud du groupe des incommodés suffisent à faire plier l’individu.

 

Michel Der Zakarian avait prévu une équipe offensive, avec le seul De Freitas à la récupération et un repositionnement de Shereni en défense centrale, il est vrai que rien que le fait d’imaginer Hoarau face à Guillon ça vous fait une sorte de fussoire… 28000 personnes avaient fait le déplacement, vous imaginez le fussoire collectif. Non vous faîtes bien. Les havrais donnent le coup d’envoi eux-même vu qu’on a pas pu mettre la main sur un handicapé ou un type de la région qu’aurait fait un truc bien dans la semaine. Hoarau tente une première frappe mais Heurtebis, très astucieux, place discrètement sa main entre le ballon et le but. Une première mi-temps dont le nombre d’occasions pourrait se compter sur les doigts des cheveux d’Olivier Thomas. Vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent, mis à part une frappe de l’emblématique Carsten Ramel… pardon Frédéric Da Rocha et côté havrais Jamel Aït Ben Idir et Jean-Michel Lesage qui tentent d’inquiéter Tony la main froide. A la mi-temps les sifflets font leur apparition en même temps que le brouillard. Il semblerait que ces deux faits n’aient aucun lien entre eux.

 

N’ayant point vu les 15 premières minutes de la seconde mi-temps en raison du brouillard persistant, je vous livre quelques réflexions entendues ça et là dans les tribunes pendant l’intermède bruineux : « va falloir annuler le match si ça continue », « Est-ce qu’un arbitre peut devenir bon par temps de brouillard ? Non parce que si on additionne sa nullité intrinsèque et la non-visibilité peut-être que ça s’annule», « Quand est-ce qu’on envahit la pelouse ? », « Tu es là chéri ? Mais alors qui est-ce qui me pelote le cul depuis un quart d’heure ». C’était moi madame, je l’avoue. C’est finalement peu avant l’heure de jeu que Lesage, mystérieusement pas du tout attaqué, place une banale frappe de 30 mètres qu’Heurtebis se charge de transformer en « frappe en pleine lucarne ». Michel Der Zakarian choisit la 63ème minute pour faire étalage de tout son talent en sortant le sémillant Babovic pour le remplacer par le fantômatique Marek Heinz. Quoi comment ça « ce commentaire est orienté », mais non pas du tout. Les havrais continuent de se procurer les meilleures occasions, Heurtebis sauvant la baraque à plusieurs reprises et les entrées successives de Djordjevic et Moullec n’auront pas plus d’impact qu’un Kamel Ouali au carnaval de Rio.

publié dans : FCN : Vrésumés de matches
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