Troyes-Nantes, enfin un match à propos duquel on n’a pas à se demander qu’est ce qui peut bien pousser eurosport à le retransmettre. Le déplacement du second chez le troisième, une affiche alléchante qui a tenu toutes ses promesses. Une affiche entamée avec une minute de silence à la mémoire de Michel Moretti, président de l’AC Ajaccio qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que de voir un match de plus de ligue 2. Chantal Sébire rules !!!
Les nantais se présentent dans un truc qui ressemble vaguement à un 4-3-3, avec une défense classique Mareval, Pierre, Poulard, Thomas, trois récupérateurs Guillon, Faty et Da Rocha. Babovic animera l’aile gauche, Dossevi l’aile droite et Bagayoko fera ses trucs de Bagayoko seul en pointe. Le coup d’envoi est donné par les nantais peu avant la première minute de jeu mais ce sont les aubois qui seront les premiers à se mettre en évidence avec un centre en retrait qui ne trouvera que la chaussure droite de Jean-Jacques Pierre. Heureusement qu’il chausse du 48. Pas de quoi faire frémir la moustache de Denis Troch, la seule en France classée monument historique et qui peut d’ailleurs se visiter lors des journées du patrimoine. Mais les nantais n’ont que faire de ces considérations bacchantesques et au quart d’heure de jeu Dossevi centre puissamment pour son avant-centre malien de partenaire malheureusement le dénommé Faye est le plus prompt et dégage son camp d’une superbe chandelle. Les nantais exercent un pressing très haut (en couleur) et se découvrent aussi parfois comme sur la puissante frappe de cette petite frappe de Noro sur laquelle Heurtebis devra s’employer (oui, il a encore un boulot). Faty et Babovic tenteront bien leur chance de loin mais sans plus d’effet qu’une piqûre de moustique sur un bras de Jamel Debbouzze. Les nantais se montreront encore dangereux par Bagayoko de la tête, le dernier coup-franc de Noro ne fera pas non plus évoluer le score et M. Layec peut enfin libérer les 22 acteurs et moi-même de leurs obligations professionnelles.
A Troyes y sont ptêtre plus doués pour le triple saut en fait.
Le début de deuxième mi-temps (oui pour changer j’ai décidé de commencer par le début) est marqué par une volée de Guillon qui eut mérité un meilleur sort qu’une déviation sur la transversale ou que de provenir de Loïc Guillon. Un Loïc Guillon bien à son avantage au cours de ce match particulièrement dans la relance. Deux minutes plus tard c’est Dossevi qui aurait pu ouvrir le score sur un centre de Remy Mareval si seulement son pied avait eu la témérité de dévier le ballon devant le but vide. Les nantais maitrisent la rencontre et peu avant l’heure de jeu, à la suite d’un bon mouvement, Bagayoko se présente seul devant le gardien troyen mais pris d’une pulsion DjibrilCisséenne, il tergiverse et finit par frapper comme une brute dans le petit filet. Voila qui donnera du grain à moudre au syndicat français des petits filets qui s’insurgent de la maltraitance que lui font subir les attaquants de ligue 1 et ligue 2. Les troyens se reprennent bien et Bettiol ne trouve rien de mieux à faire qu’une frayeur à Tony Heurtebis en frôlant son montant gauche. C’est sur l’action suivante, alors que j’étais parti faire caca, que Bagayoko ouvre le score. Ne pouvant vous décrire ce but je me vois dans l’obligation de vous décrire mon expulsion de matières fécales. Hein ? comment ça non ? Venez pas me le redemander après ce sera trop tard !
Devant le peu d’intérêt que l’on porte ici à ma santé, je me vois dans l’obligation d’interrompre ce vrésumé pour vous proposer une vidéo à vocation punitive :
Troyes – Nantes : 0-1. Na !
Der Zakarian profite de l’intermède musical pour faire ses changements en toute discrétion : Guillaume Moullec en lieu et place d’un Dossevi très remuant sur son aile droite, Goussé remplace Da Rocha et enfin Djordjevic pour Bagayoko. Gaël Danic, lui, n’en a que faire de la poule et il place une frappe qui mit en colère le responsable syndical des filets de protection derrière les buts. Peu après, c’est Kébé qui rate l’immanquable, lui qui n’est visiblement pas meilleur buteur qu’acteur si on en juge ses piètres prestations de simulateur dans la surface et ce raté risible. Une frappe encore plus moche que Chantal Sébire au saut du lit (de mort forcément). Ce sont donc les nantais qui vont tirer avantage de cette fin de match, un petit festival de Mareval* sur l’aile gauche conclu par un petit centre à destination de Djordjevic et celui-ci inscrit son 6ème but de la saison, à peu près tous inscrits dans les arrêts de jeu, et à deux mètres du but si possible. Troyes continue sur sa lancée avec une troisième défaite de suite, trois comme le nombre d’intellectuels originaires de cette bonne vieille préfecture de l’Aube : Raphael Mezrahi, Jean-Marie Bigard et Tex ont l’âme en peine ce soir. Loïc Guillon est élu homme du match. Nan c’est pas vrai mais il aurait pu.
*Remy Mareval adressera également une passe décisive de son maillot à une superbe supportrice nantaise à l’issue du match.