Mercredi 2 avril 2008

Troyes-Nantes, enfin un match à propos duquel on n’a pas à se demander qu’est ce qui peut bien pousser eurosport à le retransmettre. Le déplacement du second chez le troisième, une affiche alléchante qui a tenu toutes ses promesses. Une affiche entamée avec une minute de silence à la mémoire de Michel Moretti, président de l’AC Ajaccio qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que de voir un match de plus de ligue 2. Chantal Sébire rules !!!

 

Les nantais se présentent dans un truc qui ressemble vaguement à un 4-3-3, avec une défense classique Mareval, Pierre, Poulard, Thomas, trois récupérateurs Guillon, Faty et Da Rocha. Babovic animera l’aile gauche, Dossevi l’aile droite et Bagayoko fera ses trucs de Bagayoko seul en pointe. Le coup d’envoi est donné par les nantais peu avant la première minute de jeu mais ce sont les aubois qui seront les premiers à se mettre en évidence avec un centre en retrait qui ne trouvera que la chaussure droite de Jean-Jacques Pierre. Heureusement qu’il chausse du 48. Pas de quoi faire frémir la moustache de Denis Troch, la seule en France classée monument historique et qui peut d’ailleurs se visiter lors des journées du patrimoine. Mais les nantais n’ont que faire de ces considérations bacchantesques et au quart d’heure de jeu Dossevi centre puissamment pour son avant-centre malien de partenaire malheureusement le dénommé Faye est le plus prompt et dégage son camp d’une superbe chandelle. Les nantais exercent un pressing très haut (en couleur) et se découvrent aussi parfois comme sur la puissante frappe de cette petite frappe de Noro sur laquelle Heurtebis devra s’employer (oui, il a encore un boulot). Faty et Babovic tenteront bien leur chance de loin mais sans plus d’effet qu’une piqûre de moustique sur un bras de Jamel Debbouzze. Les nantais se montreront encore dangereux par Bagayoko de la tête, le dernier coup-franc de Noro ne fera pas non plus évoluer le score et M. Layec peut enfin libérer les 22 acteurs et moi-même de leurs obligations professionnelles.

 

 


A Troyes y sont ptêtre plus doués pour le triple saut en fait.


Le début de deuxième mi-temps (oui pour changer j’ai décidé de commencer par le début) est marqué par une volée de Guillon qui eut mérité un meilleur sort qu’une déviation sur la transversale ou que de provenir de Loïc Guillon. Un Loïc Guillon bien à son avantage au cours de ce match particulièrement dans la relance. Deux minutes plus tard c’est Dossevi qui aurait pu ouvrir le score sur un centre de Remy Mareval si seulement son pied avait eu la témérité de dévier le ballon devant le but vide. Les nantais maitrisent la rencontre et peu avant l’heure de jeu, à la suite d’un bon mouvement, Bagayoko se présente seul devant le gardien troyen mais pris d’une pulsion DjibrilCisséenne, il tergiverse et finit par frapper comme une brute dans le petit filet. Voila qui donnera du grain à moudre au syndicat français des petits filets qui s’insurgent de la maltraitance que lui font subir les attaquants de ligue 1 et ligue 2. Les troyens se reprennent bien et Bettiol ne trouve rien de mieux à faire qu’une frayeur à Tony Heurtebis en frôlant son montant gauche. C’est sur l’action suivante, alors que j’étais parti faire caca, que Bagayoko ouvre le score. Ne pouvant vous décrire ce but je me vois dans l’obligation de vous décrire mon expulsion de matières fécales. Hein ? comment ça non ? Venez pas me le redemander après ce sera trop tard !

 

Devant le peu d’intérêt que l’on porte ici à ma santé, je me vois dans l’obligation d’interrompre ce vrésumé pour vous proposer une vidéo à vocation punitive :

 


 

 

Troyes – Nantes : 0-1. Na !

 

Der Zakarian profite de l’intermède musical pour faire ses changements en toute discrétion : Guillaume Moullec en lieu et place d’un Dossevi très remuant sur son aile droite, Goussé remplace Da Rocha et enfin Djordjevic pour Bagayoko. Gaël Danic, lui, n’en a que faire de la poule et il place une frappe qui mit en colère le responsable syndical des filets de protection derrière les buts. Peu après, c’est Kébé qui rate l’immanquable, lui qui n’est visiblement pas meilleur buteur qu’acteur si on en juge ses piètres prestations de simulateur dans la surface et ce raté risible. Une frappe encore plus moche que Chantal Sébire au saut du lit (de mort forcément). Ce sont donc les nantais qui vont tirer avantage de cette fin de match, un petit festival de Mareval* sur l’aile gauche conclu par un petit centre à destination de Djordjevic et celui-ci inscrit son 6ème but de la saison, à peu près tous inscrits dans les arrêts de jeu, et à deux mètres du but si possible. Troyes continue sur sa lancée avec une troisième défaite de suite, trois comme le nombre d’intellectuels originaires de cette bonne vieille préfecture de l’Aube : Raphael Mezrahi, Jean-Marie Bigard et Tex ont l’âme en peine ce soir. Loïc Guillon est élu homme du match. Nan c’est pas vrai mais il aurait pu.

 

*Remy Mareval adressera également une passe décisive de son maillot à une superbe supportrice nantaise à l’issue du match.

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Mercredi 12 mars 2008

Alors que le souffle de la L1 se fait sentir sur la beaujoire, il s’agissait pour le FCN de mettre un vent à Grenoble, toujours en lutte pour la montée, à une portée de fusil (à lunettes) des 3 ténors de ce championnat d’une palpitance incroyablement hallucinante.

 

A noter qu’au coup d’envoi c’est du côté de Grenoble qu’il faut chercher pour trouver le moindre joueur formé à la jonelière en la personne de Milos Dimitrijevic, transféré l’été dernier au club isérois.  Côté Nantais Olivier Thomas retrouve sa place de latéral droit, Kevin Das Neves étant privé de sortie temporairement suite à une saute d’humeur. Guillaume Moullec et Stefan Babovic animeront les ailes et tenteront de fournir Djordjevic et Goussé en pointe. Si vous demandez à Der Zakarian des explications sur la composition, il y a de grandes chances qu’il vous envoie voir à l’infirmerie s’il y est. Ce match se déroule devant presque 17000 supporters transis sans doute plus par le froid que par le spectacle proposé.

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Un suspense à en perdre haleine

Le coup d’envoi est donné par Philippe Candeloro, non je déconne, il n’a pas pu se libérer, il est donc donné par les nantais qui enchaînent directement avec la plus belle phase de jeu du match, pas moins de 7 passes consécutives, le ballon virevoltant de Thomas jusqu’à Mareval pour finalement…. Ah ben le résumé est passé directement à la 6ème minute donc on ne saura jamais comment ça s’est terminé. 6ème minute donc, puisque Mossieu le réalisateur du résumé n’est visiblement pas un adepte du beau jeu, les grenoblois expédient un long ballon vers l’avant mais Olivier Thomas intercepte le courrier pour l’envoyer poste restante en corner. Un corner qui ne donnera sans doute rien puisque le résumé passe à la 8ème minute, une minute qui verra Shereni – dit le « Gattuso Zimbabwéen » – envoyer une frappe dont il a le secret dans une tribune Loire qui lui avait pourtant rien fait du tout. La minute suivante c’est Dja Djedje qui, outre un nom rigolo, possède  également une bonne frappe de balle qui effleure la transversale de Tony-le-tigre-est-en-toi Heurtebis. Babovic s’essaye au coup-franc quelques minutes plus tard mais n’est pas Claudiu Keseru qui veut…

 

C’est à la 24ème minute que le score fût ouvert, Shereni dérogeant à ses habitudes pour se servir de sa tête et propulser un corner de Moullec au fond du but Grenobloisien, gardé par un Gregory Wimbee visiblement toujours meilleur pour les marquer que pour les arrêter. La tactique d’attaque des grenoblois semble empruntée aux New England Patriots, elle consiste à lancer le ballon loin devant, les attaquants-receveurs n’ayant plus qu’à venir s’empaler sur la défense adverse pour obtenir un coup franc. Malheureusement Dimitrijevic n’est pas Tom Brady et les attaquants grenoblois sont sans doute aussi adroits avec leurs pieds que les receveurs de l’équipe Bostonienne avec les leurs. Feghouli trouvera tout de même le haut de la transversale nantaise peu avant la mi-temps, une mi-temps où la médiocrité technique rivalisait bien souvent d’audace avec l’insignifiance du jeu.

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Grenoble enfile les buts nantais comme des perles cette saison


A la reprise c’est Aurelien Capoue qui fait son entrée sous les vivas de la foule pour suppléer Djordjevic, victime d’une grosse semelle, tellement invisible durant cette première période qu’il s’est fait marcher dessus le pauvre. L’entraineur grenoblois doit se féliciter que le prix du déchet technique ne soit pas indexé sur le cours du pétrole sinon il va devoir un paquet d’argent à Frédéric Thiriez. La deuxième période est partie sur les mêmes bases inconsistantes que la première. Les rares occasions proviennent de coups de pied arrêtés, un kamikaze grenoblois tentera bien de se jeter dans les pieds de Jean-Jacques Pierre pour obtenir un penalty mais l’arbitre n’est pas Dupe puisque c’est Thual. On est déjà à la 65ème minute - et oui comme le temps passe vite quand on n’est pas au stade – Goussé alerté en profondeur faillit profiter d’une mésentente entre Wimbée et son défenseur qui préfère suivre du regard l’attaquant nantais plutôt que le ballon. C’est à la 68ème minute que Thomas Dossevi en profite pour faire son retour à la compétition, enfin sur le terrain, remplaçant un Goussé quelque peu timoré (timoré ça veut dire 3/10, c’est moins bien que prudent qui vaut 4/10). Quelques minutes plus tard c’est Babovic qui se met en évidence en slalomant dans la défense adverse avant de placer une superbe frappe hors cadre. « Il y avait mieux à faire » comme dirait le journaliste sportif.  Il cède sa place (Babovic, pas le journaliste sportif) dans la foulée à William Vainqueur, lui aussi de retour après plusieurs mois de blessure. Wimbée fera encore rempart de son corps sur une bonne frappe de Faty et un coup franc de Moullec, les visiteurs se réservant les deux dernières occasions : deux frappes à la mesure des jambes de Sharon Stone, beaucoup trop croisées.

 

Le FC Nantes sort sous les sifflets malgré la victoire et les 13 points d’avance sur le quatrième au classement.

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Le conseil d'administration grenoblois s'est réuni en session extraordinaire suite à cette défaite

 

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Dimanche 2 mars 2008

Ca aurait pu être le derby de la Dordogne si Nantes avait été un peu moins loin de la Dordogne, finalement c’est le derby de rien du tout, juste un match tout pourri de ligue 2, comme tous les week-ends. Libourne pour Bordeaux, c’est l’équivalent de Carquefou pour Nantes, ils récupèrent tous les joueurs laissés libres par le centre de formation voisin. C’est même à ça qu’on juge la qualité d’un centre de formation, ou la clairvoyance de ceux qui le dirigent, bientôt ce seront les joueurs laissés par Libourne qui viendront renforcer les girondins de Bordeaux.

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Un match très équilibré

 

Du côté nantais, N’Dy Assembe reste dans les buts (un peu trop même d’ailleurs), Mareval retrouve son côté gauche que Guillon avait subtilisé provisoirement à Sedan. Le milieu est composé de Moullec, Shereni, De Freitas et Capoue, de droite à gauche et aussi par ordre croissant de performance sur le terrain. En attaque, Goussé est associé au buteur providentiel, celui qui fait déjà passer Chritian Larièpe pour un demi-dieu auprès des journalistes de foot-mercato, j’ai nommé Filip Djordjevic. Du côté libourno-saint-serinois, Claudiu Keseru est entouré par 10 autres types avec des maillots semblables au sien : blancs comme mes fesses.

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Un libournais s'est glissé sur cette photo, saurez-vous le retrouver ?
 

 

Les girondins donnent le coup d’envoi mais ce sont les nantais qui mettent la pression d’entrée, Harlington Shereni étant à la pompe sur coup-franc dès la 3ème minute mais sa frappe est trop enlevée… par le mur. Celui-ci retente sa chance de 30 mètres à la 14ème minute mais la frappe s’est enlevée d’elle-même cette fois-ci. Heureusement l’animation dans les tribunes est plus intéressante, un type bourré affublé d’un maillot de Jean-Jacques Pierre fût même l’attraction de la soirée : un jeu de jambes rappelant des airs de salsa, une amicalité un poil envahissante pour certaines demoiselles, malheureusement sa vivacité s’affaissait au même rythme que l’entrebâillement de ses paupières. Nous fûmes bien obligés de nous rabattre sur le terrain pour ce qui est de l’animation, beaucoup moins drôle, forcément. Surtout que c’est pas les joueurs qui auraient l’idée de balancer le programme entier s’ils n’arrivaient pas à en faire des confettis.

 

Finalement ce seront les libourno-saint-ser blancs qui sortiront le stade de sa torpeur, une belle action de Jean-Louis Moura bien déviée par Keseru qui s’excuse aussitôt auprès de la tribune loire d’avoir ouvert le score. La tribune entière applaudit son chouchou, un truc réellement bizarre à vivre, et le match de se poursuivre comme si de rien n’était. Avec peut-être une légère démangeaisons au niveau de l'anus. Les nantais tentent de réagir peu avant la demi-heure de jeu par Goussé puis Capoue et c’est finalement sur un bon centre en retrait de Mareval que le métronome De Freitas remet les pendules à l’heure et le score à un partout, sans compter les points sur les i, l’est pas assez grand pour les barres sur les T. L’égalisation est sans doute plus imputable à la faiblesse de l’adversaire qu’à une quelconque volonté de produire du jeu, vu la quantité de déchets techniques produits, on se demanderait presque si Kita n’a pas racheté le club pour mieux le revendre à Veolia environnement. Le score restera nul jusqu’à la pause bien méritée (pour les spectateurs).

 

A la mi-temps, Loïc Guillon fait le con sur le terrain déguisé en paquet de chips, c’était sans compter sur l’œil avisé des 21 000 personnes qui ont de suite reconnu la démarche chaloupée caractéristique du défenseur nantais.

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La rumeur Carasso enfle du côté de la jonelière

 

Goussé et Djordjevic donnent le coup d’envoi de la seconde mi-temps. Des changements ? Non Djordjevic il était déjà là au coup d’envoi, on l’a pas vu parce qu’il faisait ses trucs de buteurs : peser sur la défense et plein d’autres conneries du genre. Cette mi-temps-ci repart sur les mêmes bases insipides, aux passes ratées succèdent les passes manquées voire foirées. Keseru trouve l’extérieur du poteau nantais sur un coup franc et c’est finalement Moura d’une frappe en deux temps trois mouvements qui redonnera l’avantage aux blancs. 60ème minute : les nantais vont désormais pouvoir enfin se mettre la machine en route, le starter ne sera autre que Stefan Babovic, sorti du banc pour suppléer un Das Neves à la ramasse. Faty remplacera aussi Shereni, Bagayoko lui, Goussé sorti suite à un choc à la couille gauche. Des lors on a droit à un exercice d’attaque défense : aux offensives nantaises répondent les blessures diplomatiques, les libournais ressentant les coups plus violemment depuis ce deuxième but. Il faudra étudier un jour l'impact du menage au score sur le ressenti de la douleur. Et c’est finalement à la 89ème minute, alors que les brancardiers ont parcouru autant de kilomètres que les joueurs, que Filip « Zorro » Djordjevic égalise d’une bonne frappe qui prend ce sournois de gardien libournais à contre-pied. La beaujoire exulte, c’est le moment que choisit Bagayoko pour traiter courtoisement l’arbitre d’ « enculé » et ainsi se faire expulser. « Prem’s » dira-t-il en ouvrant la porte des vestiaires. La frappe de Moullec à la 91ème ne changera rien au score, qui est de 2-2 je le rappelle pour ceux qui se seraient endormis au cours de ce long et fastidieux paragraphe.

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Les pingouins ne sont pas forcément toujours ceux que l'ont croit

Le plus inquiétant n’est jamais le score cette année au FC Nantes mais toujours la manière, comment concevoir de se faire presser à domicile par une équipe classée 19ème en ligue 2, fusse-t’elle orange. C’est tout le paradoxe d’une équipe nantaise qui serait capable de se faire siffler chez elle, même un soir de victoire. Quant à la ligue 1, je laisse le soin aux autres de s’y projeter sinon je ne vais pas dormir de la nuit moi. Et l’ami Bagayoko en attendant, il risque la perpétuité pour propos racistes après avoir ambitionner sodomiser un homme en noir.

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Jeudi 28 février 2008

Un match Sedan – Nantes évoque forcément quelques rencontres épiques comme cette finale de coupe de France 1999 ou quelques duels insipides dans diverses autres coupes, les plus téméraires se souviendront que l’an dernier – en ligue 1 – Sedan l’emportait 1-0, Fabien Barthez encaissant magnifiquement un centre de Ducourtioux…

                                                                                                                                                                                                                                                                                   

Un an plus tard, Nantes est en course pour la montée, Sedan est à la lutte pour le ventre mou de L2, tandis que Nantes s’est rebâti une équipe, celle de Sedan est pour moitié composée de joueurs prêtés par des clubs de L1. M. Ledentu (arbitre fustigé lors de Metz-Valenciennes), étant finalement en RTT c’est M. Duhamel qui le remplace au pied levé (et au drapeau un peu trop levé aussi). La défense nantaise est composée de quatre défenseurs centraux dont deux sur les côtés, Guillon et Das Neves ayant perdu le tirage au sort, c’est eux qui évolueront en latéraux. Le milieu est composé de trois défensifs : Shereni, Faty et De Freitas et deux ailiers gauches (Capoue et Babovic) dont un à droite. Babovic [Attention Spoiler] se blessera peu avant la mi-temps. [Fin du spoiler]. Goussé évoluera seul en pointe. L’entraîneur du FC Nantes est toujours Michel Der Zakarian, au cas où vous vous poseriez la question, même si la composition d’équipe laissait présager que… enfin bref.

 

sedan_rond-point.jpgUn rond point à Sedan. Comment voulez-vous jouer la montée avec un rond-point pareil.
 



Dès la deuxième minute, les sedannais se mettent en évidence par un type qui foire complètement son retourné acrobatique (2’), un autre qui frappe à côté des buts de N’Dy Assembe (ah oui j’vous ai pas dit). Les nantais sont les deuxièmes et avant-derniers à se mettre en évidence par un drop d’Aurélien Capoue à la 8ème minute. Deux minutes plus tard, le même Capoue centre du droit sur l’arrière de la barre transversale, encore deux minutes de plus et c’est Babovic qui frappe à côté. On est rendu à la 12ème minute pour les nuls en maths. Trois minutes plus tard – ‘tain va être long ce résumé – c’est Guy-Ro qui se met en évidence (ouais c’est la journée des mises en évidence alors me faîtes pas chier) sur une tête sedannaise consécutive à un corner. 22ème minute, Loïc Guillon se troue lamentablement sur un duel et envoie directement le joueur sedannais enrouler une frappe qui eût vite fait de friser la moustache de Der Zakarian s’il jamais il avait eût la drôle d’idée d’en porter une. La première période s’achève avec une bonne frappe de Bonnet que le gardien nantais a la bonne inspiration de repousser hors des limites. La première mi-temps ne s’achève pas tout à fait en fait puisque Babovic « blessé » se voit remplacer par Moullec, poste pour poste. La première mi-temps se termine donc… ah non Goussé fait du zèle et trouve le moyen de se planter dans un face à face avec le gardien des sangliers. Cette fois-ci c’est bel et bien la mi-temps sur le score nul et non avenu de 0-0.

 

sedan-206.jpgLa 206 Sedan
 

 


La deuxième mi-temps reprend à la 8ème minute du résumé. Dès la 50ème minute (pas du résumé, du match, sinon c’est un sacré résumé), les ardennais sont à un pied (celui de Poulard) d’ouvrir le score. Suite à une belle combinaison et une frappe sedannaise repoussée sur Nimani qui voit le pied poulardien s’interposer de manière péremptoire sur sa frappe. A noter que l’arrêt de N’Dy Assembe peut être qualifié de « énième bévue » selon la jurisprudence Mickaël Landreau. Quant à celui de Poulard, il peut être qualifié de « gros coup de bol » selon les mêmes journalistes. A la 51ème minute, Shereni place une superbe frappe hors de portée du gardien, du but aussi malheureusement, mais peut-être pas d’un type qui se trouvait au rang W de la tribune adjacente. C’est donc à la 57ème minute que Goussé laisse sa place au Filip Djordjevic, le joker habituel. 5 minutes après son entrée il est repris de justesse par un défenseur sedannais alors qu’il s’approchait dangereusement du but. « Dangereusement » c’était juste pour dire qu’il allait vite en fait. Sur le corner, le premier centre est repoussé par la défense, Moullec aura donc une seconde chance qu’il expédie vers le deuxième poteau sur la tête de Shereni qui remet au centre, Djordjevic n’a plus qu’à ajuster sa tête dans le but vide. Enfin il est plus vide maintenant qu’il y a mis un ballon. Sedan 0 – Nantes 1.

 

sedan-mionnet.jpgLe Djibril Cissé Sedannais, enfin sans la casquette, les tatouages, le rap, la coiffure, les fringues et la frappe de balle.



Les sangliers s’illustreront encore par quelques frappes lointaines qui ébranleront à peine la vigilance de Guy Rolland N’Dy Assembe. Note pour plus tard : penser à lui trouver un surnom à lui parce que c’est vraiment trop long à écrire. Note pour plus tard : arrêter d’écrire les notes pour plus tard en plein milieu des résumés de matches.  Les sedannais poussent en fin de partie et c’est Lucau, d’un bon pointu croisé qui remet les deux équipes à égalité, les pendules à l’heure et le bouchon sur le pinard (85ème). Les supporters exultent. Vous marrez pas j’essaye de vous retranscrire l’ambiance des tribunes, à la fois incommensurable et indescriptible, quoique pas tellement en fait c’est juste des types fringués en vert et rouge qui sautent comme des débiles dans tous les sens. Les sedannais continuent de pousser, du moins ceux qui sont sur le terrain, Der Zakarian tente de mettre à mal le processus de digestion ardennais en faisant rentrer Mareval à la place de Capoue. Vers la 87ème
minute, un centre sedannais (vous avez fini par remarquer que je connais pas vraiment les noms des joueurs sedannais ?) sur la tête d’un sedannais (un autre, forcément) mais celui-ci, bas du front, place le cuir dans le kop vert et rouge. C’était le but du KO, tant pis pour eux, y en aura plus pour les autres. Sur une contre-attaque à la 91ème, Remy Mareval se défait d’un adversaire (un sedannais, j’ai pas changé de match) et lance Djordjevic dans la profondeur, celui-ci se retrouve seul, il fixe Regnault avec ses yeux les plus méchants avant de loger une bonne frappe sur sa gauche. Le sort en est jeté, la boucle est bouclée, c’était écrit, le FC Nantes remporte, non pas brillamment mais plutôt chanceusement un match à l’énergie. J’ai envie de terminer sur un peu de poésie : la route de la montée est peuplée d’inextricables embûches, encore faut-il gagner des matches.

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