Quand on parle formation à Jean-Claude Suaudeau son visage s’illumine, quand on pratique le même genre d’expérience sur Waldemar Kita les iris de ses yeux se transforment en de bizarres sigles monétaires internationaux. Il est bien évident que si Kita aimait autant la formation des jeunes qu’il aimait s’entendre parler, le FCN aurait gagné la gambardella trois fois depuis son arrivée, tout son intérêt pour la chose pourrait sans doute tenir dans une boîte d’allumettes sans même qu’on ait besoin de la vider.
On imagine aisément les discussions entre Laurent Guyot, responsable des -18 ans et son président : « Les 18 ans jouent super bien cette année », « Et ça rapporte combien concrètement ? », « ben euh… rien en fait c’est plus pour l’avenir », « OK et dans l’avenir ça va me rapporter combien concrètement ? ». Pour s’en persuader il suffit de voir la politique mise en place depuis son arrivée : les jeunes issus du centre sont prêtés 6 mois à Libourne ou Tours afin de bien s’imprégner du jeu à la nantaise et ceux-ci sont remplacés par de jeunes espoirs – étrangers de préférence – qui sont censés sauver la CFA de la relégation, enfin dès qu’il sauront parler un petit peu le français.
Tous les joueurs prêtés (Ca, Keseru, El Mourabet et Andriatsima) sont bien entendu invités à prolonger leur contrat juste avant, en guise de lubrifiant. Ces quatre là s’ajoutent aux prêts de l’été dernier (Cubilier, Cetto, Wilhelmsson, Pieroni et Oliech), pour un total d’environ 35 joueurs sous contrat environ et pourtant allez savoir pourquoi on ne peut inscrire que 16 noms sur une feuille de match. Attendez, on nous signale que Christian Wilhelmsson aurait été aperçu dernièrement en Espagne du côté de La Corogne. Après la Belgique, la France, l’Italie et l’Angleterre, et le tout en moins de 2 ans, un joueur décidément très convoité puisque Boulogne sur Mer et Gueugnon se seraient d’ores et déjà manifestés pour la saison prochaine.
Mais la vraie innovation au FCN réside dans la post-formation que nous explique Christian Larièpe lui-même dans Ouest-France : « On va obliger les jeunes à manger au restaurant du club le midi. Ils devront suivre un programme diététique élaboré par le docteur. Les célibataires devront aussi dîner à la Jonelière. » Selon certaines sources il serait également question de les obliger à regarder Plus belle la vie et à lire Marc Levy. Guantanamo à côté de la jonelière c’est le Club Med, les joueurs vont bientôt se battre pour être prêtés à Libourne.
Le 8 janvier peu avant l’heure de midi, Waldemar Kita
présentait – non pas l’apéro, comme l’espérait bon nombre de journalistes présents – mais ses vœux. C’est sympa mais ça rince pas tellement le gosier. En vrac il a parlé (ça c’est son truc) des
grands chantiers du club : un bus, des sièges chauffants, un directeur général tout neuf et deux trois types qui tapent vaguement dans un ballon.
Le papa de Waldemar Kita, fraichement nommé
responsable du prêt-à-porter, nous présente le nouveau costard officiel

Tout bon journaliste qui se respecte se doit de trouver LE
truc, même à propos d’un match de coupe de France tout pourri. Dans le cas de celui qui s’est passé à Montluçon il s’agissait du nom du stade : le stade Dunlop. J’aime mieux vous dire que
tout le monde s’en est donné à cœur joie, tout ça c’est un pneu facile.