Samedi 16 février 2008

Quand on parle formation à Jean-Claude Suaudeau son visage s’illumine, quand on pratique le même genre d’expérience sur Waldemar Kita les iris de ses yeux se transforment en de bizarres sigles monétaires internationaux. Il est bien évident que si Kita aimait autant la formation des jeunes qu’il aimait s’entendre parler, le FCN aurait gagné la gambardella trois fois depuis son arrivée, tout son intérêt pour la chose pourrait sans doute tenir dans une boîte d’allumettes sans même qu’on ait besoin de la vider.

 formation2.gif

On imagine aisément les discussions entre Laurent Guyot, responsable des -18 ans et son président : « Les 18 ans jouent super bien cette année », « Et ça rapporte combien concrètement ? », « ben euh… rien en fait c’est plus pour l’avenir », « OK et dans l’avenir ça va me rapporter combien concrètement ? ». Pour s’en persuader il suffit de voir la politique mise en place depuis son arrivée : les jeunes issus du centre sont prêtés 6 mois à Libourne ou Tours afin de bien s’imprégner du jeu à la nantaise et ceux-ci sont remplacés par de jeunes espoirs – étrangers de préférence – qui sont censés sauver la CFA de la relégation, enfin dès qu’il sauront parler un petit peu le français.

 

Tous les joueurs prêtés (Ca, Keseru, El Mourabet et Andriatsima) sont bien entendu invités à prolonger leur contrat juste avant, en guise de lubrifiant. Ces quatre là s’ajoutent aux prêts de l’été dernier (Cubilier, Cetto, Wilhelmsson, Pieroni et Oliech), pour un total d’environ 35 joueurs sous contrat environ et pourtant allez savoir pourquoi on ne peut inscrire que 16 noms sur une feuille de match. Attendez, on nous signale que Christian Wilhelmsson aurait été aperçu dernièrement en Espagne du côté de La Corogne. Après la Belgique, la France, l’Italie et l’Angleterre, et le tout en moins de 2 ans,  un joueur décidément très convoité puisque Boulogne sur Mer et Gueugnon se seraient d’ores et déjà manifestés pour la saison prochaine.

 

Mais la vraie innovation au FCN réside dans la post-formation que nous explique Christian Larièpe lui-même dans Ouest-France : « On va obliger les jeunes à manger au restaurant du club le midi. Ils devront suivre un programme diététique élaboré par le docteur. Les célibataires devront aussi dîner à la Jonelière. » Selon certaines sources il serait également question de les obliger à regarder Plus belle la vie et à lire Marc Levy. Guantanamo à côté de la jonelière c’est le Club Med, les joueurs vont bientôt se battre pour être prêtés à Libourne.

publié dans : FCN : Actu
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Samedi 19 janvier 2008

Chantier du FC NantesLe 8 janvier peu avant l’heure de midi, Waldemar Kita présentait – non pas l’apéro, comme l’espérait bon nombre de journalistes présents – mais ses vœux. C’est sympa mais ça rince pas tellement le gosier. En vrac il a parlé (ça c’est son truc) des grands chantiers du club : un bus, des sièges chauffants, un directeur général tout neuf et deux trois types qui tapent vaguement dans un ballon.

 

Le nouveau bus au couleur du club n’est pas simplement moche, ce serait sous-estimer Waldemar Kita, il permet en outre de se rendre d’un point A à un point B, c’est d’ailleurs le premier en France, en tout cas avec un grand logo du FC Nantes au cul. Oui c’est vrai, y a aussi le changement de nom, l’atlantique à disparu. Non pas l’océan, Kita n’a pas obtenu l’autorisation de le vider, Dieu est visiblement plus regardant que les agents de joueurs sur les pots-de-vin. Non, le FC Nantes n’est plus atlantique, à priori ça ne change pas grand-chose : Keseru ne joue toujours pas, Heinz est toujours obligé de rentrer vers la 60ème minute… Ah si le blason, il a dû être changé, évidemment, beaucoup trop de mauvais souvenirs rattachés. Alors pour le blason, démag… démocratie participative à gogo, consultation du bon peuple. Le peuple a validé le choix du roi, il a d’ailleurs été largement récompensé par un joli autocollant représentant le blason susmentionné.

 

Mais tout ça est bien futile me direz-vous. Si si, dîtes-le, ça m’arrange. Oui car l’important c’est le banc de touche, sans doute un des meilleurs bancs de touche d’Europe… Quoi les joueurs ? Non ça on s’en fout, je parle du banc de touche lui-même : sièges Recaro en cuir,  chauffés, personnalisés aux couleurs du club. Idem pour les visiteurs et le quatrième arbitre. Certains y verront une atteinte manifeste à la neutralité, un quatrième arbitre avec le cul chauffé à blanc  accorderait-il plus de temps additionnel ? Rien n’est moins sûr. Ce dont on est sûr en revanche, c’est que côté nantais, on risque de se battre pour y poser son séant, certains comme Heinz n’auront pas à forcer leur talent, le président à même fait mettre son nom sur un des sièges. Pour d’autres comme Jean-Jacques Pierre, le challenge sera plus relevé, avec la concurrence notamment de Loïc Guillon leader naturel des coiffeurs, bien déterminé à conserver sa place. Personne n’a soufflé mot par contre au sujet du siège de Michel Der Zakarian, curieusement équipé d’un système de propulsion hydraulique…

 Waldemar Kita SeniorLe papa de Waldemar Kita, fraichement nommé responsable du prêt-à-porter, nous présente le nouveau costard officiel

 

 

Nouveau bus, nouveau nom, nouveau blason, nouveaux sièges. Cela peut s’apparenter à de la poudre aux yeux alors qu’en fait il s’agit de l’image du club, sa représentation en France, l’emblème d’un club aux racines ancrées au plus profond de la terre qu’allégorise le football hexagonal… Oui bon d’accord c’est de la poudre aux yeux, mais c’est de la bonne, attention.

En parlant de poudre, il y en a un qui va pouvoir s’en acheter tout plein, avec ses 15000 euros mensuels, c’est Pascal Praud. Récemment nommé directeur général délégué au marketing, à ne pas confondre avec Claude Robin, 4000 euros par mois, qui lui est directeur général délégué au football. Pascal Praud fût un temps journaliste, mais le DG n’errait pas. Non, il se laissait porter par le vent chez le principal détaillant français en temps de cerveau disponible. Maintenant Pascal a un vrai travail. Si vous lui demandez en quoi il consiste, il vous répondra – après un temps de latence d’environ 7 minutes et demi -  qu’il s’occupe de la communication et du marketing. Je vous demanderais d’avoir l’obligeance de ne lui demander aucune autre précision, vous allez nous l’abîmer, et il est encore en rodage. D’autant plus qu’il est sur un gros coup : la commercialisation d’un godemiché avec le logo du club, nous ne pouvons en dire plus au risque de faire capoter l’opération.

 

 

Mais ce n’est pas tout, le président Kita à encore prévu dans les prochains mois de s’acheter des ray ban, une rolex, de se faire raccourcir les jambes, d’inviter des amis à camper et de sortir avec Cindy Crawford. Rien que ça. Sinon, très accessoirement, deux yougoslaves et un camerounais sont arrivés à la jonelière, ne parlant pas encore un mot de français on ne sait donc pas s’ils sont prévus pour grossir les rangs de l’événementiel ou du marketing.

Signorino

Chef ! J'crois qu'j'ai r'trouvé Signorino !
publié dans : FCN : Actu
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 15 janvier 2008

Dunlop-logoT.gifTout bon journaliste qui se respecte se doit de trouver LE truc, même à propos d’un match de coupe de France tout pourri. Dans le cas de celui qui s’est passé à Montluçon il s’agissait du nom du stade : le stade Dunlop. J’aime mieux vous dire que tout le monde s’en est donné à cœur joie, tout ça c’est un pneu facile.                                                                  

 

Généralement ce genre de lubie journalistique prend forme la semaine précédant le match, un petit article de présentation, histoire de situer le contexte : « Nantes sans pression au stade Dunlop » (Ouest-France). Même si ce n’est pas tellement vrai, ça se pose là, Presse-Ocean ne peut que surenchérir « on ne sait de quels pneumatiques est chaussé le verdoyant car du FCN » et là paf explication stade Dunlop tout ça tout ça. Mais ce ne sont déjà pas les premiers car, qui dit équipe amateur, dit article pour faire pitié « les paysans du football » (Ouest-France), article larmoyant sur le football d’en bas, évidemment saupoudré de quelques petits bijoux comme « gonfler le vieux stade Dunlop » ou « l’EDSM n’a déjanté qu’une fois au stade Dunlop ». Remarquez que le journaliste se sent toujours obligé de rajouter « stade Dunlop » à la suite du jeu de mots, histoire de bien nous faire comprendre que l’utilisation du champ lexical du pneumatique n’est pas complètement fortuite. Finalement ça revient expliquer une blague qu’on viendrait de raconter, avec tout le pathétique que ça comporte.

 

Le naïf pourrait se dire qu’à la fin du match, ils ont fini par épuiser leurs réserves, mais ils en ont encore sous le coude les bougres : Nantes n’a pas dérapé au stade Dunlop (Ouest-France), « les canaris ont évité l’aquaplanage » (Presse-Océan), « pas de dérapage pour les canaris » (fcnantes.com). Pour ce qui est du dernier cité, tiré du site officiel, affubler l’auteur du qualificatif de journaliste serait peut-être un tantinet galvaudé. Remarquez que la référence au nom du stade est moins présente, il faut dire qu’à ce niveau là, celui qui ne connaît pas le nom du stade montluçonnais, soit il vient de se faire un marathon des 1000 premiers épisodes de plus belle la vie, soit il lit des médias autrement plus sérieux comme Breizh Football. Non les deux en même temps c’est pas possible.

 

A partir de là on peut tout imaginer de ce qui peut sortir d’un esprit fertile de journaliste : « Montluçon sous l’assommoir au stade Emile Zola», « Nantes assure au stade AGF », « Montluçon la queue leu leu entre les jambes au stade Bezu ».

Ah oui au fait, le 21  janvier le FC Nantes se déplace à Clermont-Ferrand, siège de Michelin…

publié dans : FCN : Actu
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 janvier 2008

« Sous le sapin, 23 licenciés ». Si la nature m’avait doté d’un humour à 0,30€ je serais tenté de dire que pour ces 23 là ça sent le sapin mais non je ne le ferai pas. Aujourd’hui la guerre semble déclarée entre la fédération du commerce manipulée par Dark Waldemar et une frange de résistant supporters qui auraient volé les plans de l’étoile noire (photo). Oui on vous l’a peut-être caché mais le mouvement ultra a récemment abandonné le crâne rasé pour la frange.bus-fcna.jpg

 

-         Bon qu’est ce qu’on fait comme banderole cette semaine ? Jean Amédée, classement !

 

-         Premiers avec 3 points d’avance.

 

-         Ca c’est cuit, faut trouver autre chose.

 

-         Y a bien le nouveau bus du club qui est un petit peu moche…

 

-         Alors moi je vois « Kita, ton bus il pue du cul » ou alors « Kita, des buts, pas des bus »

 

-         Vous croyez pas que les autres ultras risquent de se foutre de nous ?

 

-         Font chier à gagner des matches ces cons.

 

-         Pourquoi on ne ferait pas une banderole gentille pour une fois ?

 

-         ...

 

-         Paul-Henri tu sors ! On peut refaire un truc sur Florès sinon.

 

-         Personne ne se rappelle de lui de toute façon, même s’il avait été enlevé par les Farcs on serait pas au courant.

 

-         Moi j’ai bien une idée…

 

-         Non Georges-Patrick, on t’a déjà dit pas de tifos avec des filles à poil.

 

-         Sinon on peut rebondir sur les 23 licenciés.

 

-         Tu ne crois pas qu’ils ont déjà assez mal au bide comme ça ?

 

-         Et puis c’est pas la CGT ici, tu trouves que j’ai la gueule de Jean-Marc Thibault ?

 

-         Bernard !

 

-         Oui ?

 

-         Non rien.

 

-         Il faut que ça ait un rapport avec Noël aussi, c’est la période.

 

-         Ah ouais tiens vous avez eu quoi à Noël ?

 

-         Moi j’ai eu l’album de Benabar et ma sœur elle a mangé des escargots parce qu’elle avait perdu son pull rouge.

 

-         Nan mais arrêtez les mecs, on est en train de foutre en l’air l’article de Nico là, recentrons-nous sur le sujet s’il vous plaît.

 

-         On peut faire comme quand on n’a plus d’idées : on envahit le terrain.

 

-         T’as vu la gueule de la pelouse à Guingamp, pas question que je nique mes berluti !

 

-         Sans compter qu’il faudrait trouver une excuse.

 

-         …Du coup elle est restée en T-Shirt toute la soirée…

 

-         L’idée sur les licenciés est pas mal mais il nous faut un slogan choc.

 

-         « 23 licenciés dans la hotte du  père noël » ?

 

-         ça ne passera jamais

 

-         Si, mais il faut en faire des petits morceaux, c’est tout.

 

-         Je parlais de la banderole, ça passera jamais sur la banderole, faut raccourcir.

 

-         23 dans hotte noël ?

 

-         licenciés la du père ?

 

-         …Elle était pourtant sûre de l’avoir posé sur l’accoudoir du canapé…

 

-         23 père noëls licenciés ?

 

-         23 père de hottes pour noël ?

 

-         Vous n’êtes vraiment qu’une bande d’incapables !

 

-         …Parce qu’à un moment elle l’avait sur les épaules là, comme ça, à la Bayrou, enfin sans le tracteur hein, ma sœur elle déteste la campagne…

 

-         Au pire les 23 licenciés on les met dans les chaussettes sur la cheminée

 

-         Ils ne passeront jamais non plus.

 

-         … ou sous le sapin

 

-         Ah ouais tiens pas con ça : « sous le sapin : 23 licenciés »

 

-         Sinon on aurait pu faire arriver un père Noël en hélico sur la pelouse, il distribuerait des lettres de licenciement au public et on piraterait le système informatique qui gère l’affichage du score pour glisser toutes sortes d’insanités contre Kita.

 

-         Ouais nan le truc du sapin c’est pas mal en fait.

 

 

 
-         Résultat elle en a été quitte pour prendre son pull bleu qui la boudine, Tiens à propos vous connaissez la différence entre une palourde et un pull-over ? A moins que c’était une huître, ou une moule, zut je sais plus.

publié dans : FCN : Actu
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus