Lundi 21 janvier 2008

it-crowd.jpgThe IT Crowd est une sitcom britannique créée par Graham Linehan et diffusée depuis le 3 février 2006 sur Channel 4. En France, le premier épisode a été diffusé le 14 novembre 2007 sur Canal+.

Cette sitcom met en scène les tribulations de Roy, Moss et Jen personnages hauts en couleurs employés du sous-sol de Reynholm Industries, grande et obscure entreprise londonienne.

 

L'IT Crowd (en français, « Département Informatique ») se situe dans les bureaux de Reynholm Industries, une entreprise fictive dont on ne connaît à ce jour pas l'activité, au cœur de Londres. On y suit les pérégrinations du staff informatique constituée de trois (+ un) énergumènes officiant dans les sombres locaux bordéliques, sales et dépourvus de fenêtres d'un sous-sol contrastant avec l'aspect moderne et luxuriant avec vue sur Londres du reste de l'entreprise.

 

Moss et Roy, les deux employés, sont des caricatures poussées de geeks voire même nerds. En dépit du fait que la compagnie a besoin d'eux pour assurer la maintenance des ordinateurs, les autres employés les méprisent et vont parfois même jusqu'à les esquiver. Peut-être parce que les protagonistes passent leur temps à éviter de répondre au téléphone en espérant que ce dernier arrête de sonner, ou à cause de l'usage abusif d'un répondeur réagissant du tac au tac aux habituelles interrogations des employés dont l'ordinateur est en rade (« Avez vous essayé de le redémarrer ? » et « Êtes vous certain qu'il est bien branché ? »).

 

Jen, la responsable du département est affectée à ce poste lors du pilote, bien qu'elle soit désespérément incompétente en matière d'informatique ; contrairement à ce qu'elle prétend sur son CV. Deynholm le PDG, encore plus ignare qu'elle, l'embauche afin d'améliorer la communication entre le staff informatique et le reste des employés, malheureusement, le résultat final est souvent contraire, semant encore plus la zizanie dans l'entreprise.

Source : wikipedia

Croyez-moi, c'est de la bombe ce truc. Vous pouvez trouver les épisodes ici.

Un court extrait pour situer le niveau :


  L'épisode 1, première partie :

 

   L'épisode 1, deuxième partie :

 

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Vendredi 4 janvier 2008




Moriarty est un groupe de musique pop folk franco-américain fondé en 1995.

 

Il constitué de cinq artistes d'origine française, américaine, suisse et vietnamienne. Il s'est fait connaître du grand public lors de son passage au Printemps de Bourges 2007. Il puise son inspiration dans la musique traditionnelle irlandaise, la country et le blues, avec des instruments comme la contrebasse, l'harmonica, le kazoo, tout en ajoutant dans ses compositions originales les sons d'une machine à écrire, d'une valise, d'une cloche d'hôtel... Les paroles sont en anglais. Le premier album du groupe, Gee Whiz But This Is a Lonesome Town, est sorti le 9 octobre 2007.

Source : Wikipédia

Pour ceux qui aiment, une deuxième chanson en acoustique : Private Lily.
Baissez le son de votre PC avant si vous tenez beaucoup à vos oreilles.

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Dimanche 11 novembre 2007

mossad.jpgJe sais que vous n’aimez pas cette rubrique culturelle mais j’en ai rien à foutre. Oui je suis d’humeur Mossad aujourd’hui. Putain là ça démarre fort.

 

Les agents du Mossad font sans doute partie des services secrets les plus efficaces mais aussi les plus secrets comme leurs noms l’indiquent. Gordon Thomas, un enquêteur britannique (gallois en fait) a enquêté sur ce service pour en retranscrire les plus grands faits d’armes : parfois – mais vraiment parfois – cocasses, la plupart du temps sordides. Un bouquin vraiment intéressant sur son fonctionnement et surtout les détails de leurs plus grandes opérations passées. Des grands malades.

 

Le Mossad tue, mais pas n’importe comment, de l’injection de poison au lance-roquettes ne passant par le bon vieux téléphone piégé (spécialité locale), tout est possible, on va même jusqu’aux toilettes piégées pour quelqu’un souffrant de dyssentrie. Chaque mort est personnalisée. Ca me fait penser qu’on devrait peut-être leur dire que Yoann Poulard est un ancien nazi. Bref. Un des épisodes du livre qui m’a arraché un sourire – j’ai honte – est quand Abou Abbas balance Leon Klinghoffer, un juif américain accessoirement handicapé moteur , par-dessus le bastingage de son yacht avec son fauteuil. Qu’on qualifie ça d’acte terroriste, quand j’imagine la scène, j’avoue que ça m’explose (de rire, je ne réponds jamais au téléphone).

 

Mais le Mossad ne fait pas que tuer, il assassine aussi – non je déconne – il fait surtout du renseignement, grâce à des milliers d’activistes (katsas) ou simples sympathisants juifs disséminés dans le monde entier (sayanims). C’est là qu’on s’aperçoit de la différence de « puissance » entre la religion juive et le catholicisme. Allez demander à un catholique de risquer sa vie pour sa religion, il risque de vous rembarrer gentiment en vous précisant que là tout de suite il peut pas, il a piscine mais que ça aurait été avec plaisir sinon. Vous avez plus de chances de convaincre un européen de mourir pour son club de foot plutôt que pour sa religion.

 mossadlogo.jpg

Le Mossad est également très joueur, n’hésitant pas à laisser l’ambassade américaine de Beyrouth exploser sous leurs yeux sans jamais informer leurs petits camarades de la CIA.Les rois de la déconne. C’est les familles des deux cent et quelques victimes qui ont du faire la gueule, mais bon c’est l’jeu ma pauvre Lucette. Ils aiment bien aussi les avions, au Mossad, ils ont dû réussir à piquer les plans d’à peu près tout ce qui vole, des migs russes aux mirage 3 français en passant par l’avion du clip de stardust, pour les F-16 c’est moins difficile, forcément. Dans le cas du mig-21, ils ont même été jusqu’à en piquer un au nez et surtout à la barbe des irakiens, en retournant un pilote de la bande à Saddam comme une crêpe.

 

Mais le Mossad a beau être expérimenté, il lui arrive aussi de se vautrer lamentablement comme lorsqu’ils ont voulu asperger un dirigeant du Hamas en Jordanie avec du poison. Ca lui a juste un peu gratouillé l’oreille droite, finalement ils ont dû présenter des excuses et filer l’antidote, vraiment la loose. De même à Lillehammer, où il n’y avait pas eu un seul meurtre depuis 15 ans, ils pensaient avoir déniché un tueur de juifs bien connu de leurs services. Résultat, ils butent un serveur de bar qui avait pour seul tort de ressembler vaguement au type en question et en plus ils se font tous choper, faut dire que 15 mecs basanés qui débarquent dans une bourgade de Norvège, c’est pas ce qu’il y a de plus discret non plus. La police norvégienne a vite su vers qui se tourner. Dans la même veine, on apprend que l’enlèvement d’Adolf Eichmann, sans doute le plus grand fait d’armes de l’ « institut », a failli capoter à cause d’un lacet défait, ou que des scientifiques russes ont échangé 5Kg d’uranium contre 20 bouteilles de vodka. Toujours selon Gordon Thomas, le Mossad, en faisant boire (et surtout chanter) Henri Paul, est même indirectement à l’origine de la mort de Diana. Non vraiment les services secrets c’est plus ce que c’était.

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Mercredi 31 octobre 2007
 Il n'y a pas que le FCN dans la vie, y a aussi la guerre en Iraq. Si j'gagne pas le  prix de la transition de l'année avec ça moi... Aujourd'hui, je vais vous parler d'un recueil de chroniques de Terry jones (ex-monty python) parues dans divers canards anglais (des journaux, pas des vrais canards) qui concernent la guerre en Iraq, qu'il aime pas trop trop. Pour vous donner un aperçu, et parce que j'ai pas encore fini mon article sur Pascal Praud, voici un extrait. J'ai trouvé ça sympa, c'est paru en version poche, pour moins de 6 euros, soit moins cher (et plus rigolo) que Nantes Ajaccio.

Cachez ce suspect que je ne saurais voir.
6 Janvier 2002.

 terry-jones-793501.jpg

            J’ai été transporté de joie à la vue d’une photo parue la semaine dernière dans le New York Times, où l’on voit des troupes américaines, à Shibarghan (Afghanistan), surveillant des prisonniers soupçonnés d’appartenir à Al Qaida.

            L’article qui accompagne l’image raconte que les soldats de la 101ème aéroportée ont reçu l’ordre de relayer les Marines dans le sud de l’Afghanistan, ouvrant la voie à une présence militaire à long terme dans le pays.

            La photo a aussi été publiée dans le London Times, mais aucun de ces deux journaux n’a soufflé mot de ce qui m’a tellement enthousiasmé, en tant que président de la Société Pour la Pose de Sacs sur la Tête des Suspects (SHPPSTS). La photographie montrait clairement que les prisonniers suspectés d’appartenir à Al-Qaida avaient les bras liés dans le dos et la tête recouverte d’un sac fermé par un collier en métal.

 

            A la SHPPSTS, nous agissons depuis des années auprès de l’armée, pour généraliser la pose d’un sac sur la tête de quiconque est soupçonné de quoi que ce soit.

            D’abord, la pose de sacs sur la tête des suspects épargne, à ceux d’entre nous qui ne sont pas directement impliqués, de désagréables sentiments de sympathie envers les détenus. Il n’y a rien de plus déplaisant, pour un brave citoyen sans histoires, que de voir la mine défaite de pitoyables paysans, alignés pour être embarqués par nos boys à l’arrière d’un fourgon à bestiaux. Les prisonniers semblent souvent effrayés, accablés et affamés – comment avaler un petit déjeuner complet sans s’étrangler devant de telles photos ?

            Or, une fois qu’ils ont la tête solidement enfermée dans un sac, il devient impossible de ressentir grand-chose envers eux. Cessant d’être des êtres humains, ils ne sollicitent plus de manière excessive nos émotions.

 

            De plus, la pose de sacs sur la tête des suspects a un autre effet hautement séduisant : cela leur donne instantanément à tous un air coupable. On ne peut voir un homme avec un sac sur la tête sans se dire qu’il doit l’avoir mérité, et que de toute façon ce qui lui arrive lui pendait au nez.

            Il en va probablement de même pour la personne qui a le sac sur la tête. Je ne me suis certes jamais trouvé dans une telle situation, mais j’imagine qu’on doit se sentir très désorienté. Un prisonnier qui a la tête couverte d’un sac n’a plus ni apparence, ni sentiment d’être humain ; et la privation de vue, d’odorat et d’équilibre le pousse à redouter le pire.

            Et cela nous conduit, bien sûr, à l’argument économique en faveur de la mise en sac des têtes. Prenez un suspect, ligotez-le, mettez-lui un sac sur la tête, et emmenez-le faire un tour dans un fourgon à bestiaux : il sera prêt à avouer tout ce qu’on voudra. Ce qui permet d’économiser beaucoup de temps, d’efforts et – plus important encore – d’argent, quand on cherche à repérer des terroristes au milieu d’un groupe de quidams raflés par l’armée à cause de leurs barbes déplaisantes et de leurs sales coupes de cheveux.

 

            C’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement britannique était un fervent partisan de la pose de sacs sur la tête des suspects de l’IRA, au début des années 1970. C’était très efficace d’un point de vue économique. Bien sûr, ces rabat-joie de la cour européenne des droits de l’homme ont mis leur nez là-dedans et déclaré cette technique hors la loi, en 1978, soutenant qu’elle « équivalait à un traitement inhumain et dégradant ». En d’autres termes, ils disaient que c’était une forme de torture.

            Par chance, les Etats-Unis ne sont liés par aucune des décisions lénifiantes de la Cour européenne des droits de l’homme.

            En fait, ils peuvent même ignorer la Convention des Nations Unies contre la torture, étant l’un des rares pays à avoir eu le bon sens de ne pas signer cet accord en 1985. L’Argentine, la Belgique, la Bolivie, le Costa Rica, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, le Grèce, l’Italie, le Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République Dominicaine, le Sénégal, le Suède, la Suisse et l’Uruguay ont fait l’erreur de le signer, rejoints ensuite par l’Autriche, le Luxembourg, le Panama, le Venezuela, et même le Royaume-Uni et l’Afghanistan ; mais pas les Etats-Unis.

 

            Bien leur en a pris. Aujourd’hui, force est de constater à quel point cette stratégie se révèle payante. L’armée américaine peut, en toute tranquillité, mettre des sacs sur la tête de qui bon lui semble.

            Mais ce qui nous a vraiment emballés, à la SHPPSTS, ça a été que les rédacteurs en chef du New York Times et du London Times puissent publier une photo de suspects afghans avec des sacs sur la tête, sans l’accompagner du moindre commentaire. Ils présument manifestement que, dans la situation mondiale actuelle, nous sommes tous parfaitement à l’aise avec l’idée de mettre des sacs sur la tête de toute personne dont nous soupçonnons qu’elle nous déplaira.

            Espérons que cela signifie que les britanniques et les américains sont enfin mûrs pour admettre que les seuls visages qui importent sont ceux des Britanniques et des Américains. Ce sont les seules « personnes » qui comptent désormais, et – pour être tout à fait honnête – le reste du monde peut tout aussi bien se trimballer avec des sacs sur la tête. Ce qui est une bonne nouvelle pour nous, à la SHPPSTS.



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